Feuilles vives8 // Ottawa // 18-20 septembre 2026
Une anguille dans mon café
Deux personnages doivent faire l’inventaire des secondes et se surveiller mutuellement pour s’assurer qu’ils le fassent bien. Ils obéissent aux instructions d’un téléphone, dont la voix est instable et ambiguë. Leur routine est régulièrement interrompue par l’apparition d’un satyre. Les personnages le traquent, cherchent à l’attraper et à le comprendre. Ils se font ensorceler par cet être sublime et grotesque. Puis, leur peur et leur médiocrité les poussent à le dénoncer au téléphone. Le satyre se retrouve avalé par la machine. Les deux continuent…
Le texte repose sur une mécanique de langage : les personnages répètent, reformulent, corrigent, obéissent. Ils tentent de comprendre leur situation, mais sans disposer des outils intellectuels pour y parvenir. Ce sont des êtres qui ne possèdent ni imagination ni intention. Ils fonctionnent. Ils réagissent. Ils parlent, mais ils ne savent pas tout à fait ce que les mots veulent dire. Ils répètent des gestes qu’ils ne savent plus interpréter. On y aborde des thèmes d’aliénation, de langage, de travail, de surveillance et d’intelligence artificielle.
Isaac Adams
– Volet À la mijoteuse (lecture intégrale)
PRODUCTION : Théâtre La Tangente
